samedi 6 octobre 2007

Article n°2

Qui est l’architecte de la mosquée
de Mohamed bey el-Mouradi de Tunis ?


Revenant sur un travail antérieur de recherche [1], il nous a paru utile de revenir sur certains détails concernant l’identité de l’architecte de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi qui reste à ce jour indéterminée.
Notre sujet de recherche consistait en une étude architecturale et décorative de la mosquée tunisienne à l’époque ottomane, avec la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi pour exemple (connue depuis longtemps sous le nom de la mosquée de Sidi Mehrez, à cause de sa proximité avec la zaouïa de Mehrez ibn Khalef) édifiée à Tunis dans le faubourg nord de bâb Souïka entre 1104/1692 et 1109/1697, durant le règne du bey Mohamed el-Mouradi (1086/1675-1108/1696).

Au cours de notre travail on avait été confronté à un problème qu’on avait exposé, sans toutefois prendre position, faute de documentation probante. En dépit de publications tunisiennes récentes, ce problème persiste. Il s’agit de l’identité de l’architecte ayant réalisé les plans de cet édifice religieux. En effet, la mosquée de Mohamed bey est d’une architecture originale qui apparaissait alors pour la première fois dans le pays. Elle est le seul exemple tunisien évoquant le prototype turc des mosquées à coupoles centrales [2], dérivés lointains de Aya Sophia. Elle est la seule construction à avoir rompu nettement avec l’ancienne tradition architecturale en Tunisie [3].
Seulement la personnalité de l’architecte en ayant tracé les plans n’a jamais été établie avec certitude et reste toujours inconnue. Certains chercheurs ont suggéré le nom d’un jeune architecte français, Augustin-Charles D’Aviler, alors que d’autres l’ont rejeté. On présentera dans ce qui suit deux hypothèses qui paraissent raisonnables : une première, que nous considérons plausible, et qui permet de croire que l’architecte D’Aviler est seul l’auteur de cet édifice religieux, puis une seconde qui privilégie un compromis entre D’Aviler et un architecte turc.

Plusieurs voyageurs européens avaient évoqué l’allure assez originale de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi, dominant le faubourg nord de bâb Souïka par sa silhouette imposante. Ils donnent quelques descriptions sommaires de l’aspect extérieur de l’édifice, sans en évoquer l’intérieur, l’accès étant interdit aux non-musulmans [4].
Plusieurs sources arabes donnent l’historique du règne de Mohamed bey el-Mouradi et citent la mosquée monumentale portant son nom. Ces chroniques, -telles que celles de Houssine Khodja [5] et Ahmed ibn Abi-Dhiaf [6] qui décrivent cette mosquée comme étant unique en son genre dans tout le Maghreb et que sa silhouette présentait une nouveauté par rapport à l’architecture maghrébine-, ne traitent pas la mosquée de Mohamed bey de manière approfondie, excepté une source, celle d’el-Ouazir Assaraj [7], ayant développé certains points portant sur les circonstances générales de l’édification du monument et exposé certains détails d’architecture et de décoration. A ces sources on peut ajouter le nom de Ibn el-Khodja Mohamed [8] qui publie en 1939 une première étude tunisienne approfondie présentant une description de certains éléments participant de l’aménagement de la mosquée. Cette étude mentionne également les raisons pour lesquelles la mosquée est dépourvue d’annexes [9].
Des études européennes donnent également, -à des degrés différents avec quelquefois certaines confusions-, une brève description ou un aperçu historique sur l’édifice en question, sans toutefois entrer dans le détail. Toutes montrent bien qu’il s’agit d’un monument d’inspiration nettement turque rompant avec les traditions constructives locales et le rattachent à l’esprit des mosquées édifiées en Turquie musulmane depuis le XVème siècle. Les plus significatives de ces études ont été données par : Lucien Golvin [10], Georges Marçais [11], Arthur Pellegrin [12], Paul Sebag [13], Henri Saladin [14], Serge Santelli [15], Robert Mantran [16], Jacques Revault [17]. Certaines de ces études se contredisent sur quelques points, tels que la date de l’édification de ce monument, ses fondateurs, la provenance des carreaux de céramique ornant l’intérieur de la salle de prières, etc.
Quant aux études tunisiennes, citons l’ouvrage en arabe réalisé par Abdelaziz Daouletli et Béji Ben Mami [18] offrant une brève description de la mosquée de Mohamed bey, d’avant et d’après la restauration achevée en 1982. D’autres publications, faites par Ahmed Sâadaoui en 1998 et 2000 [19], donnent une description plus détaillée de la mosquée en s’arrêtant sur ses spécificités architecturales et décoratives ainsi que sur les innovations conceptuelles introduites par les mosquées ottomano-turques en général. De même, l’article de Béji Ben Mami [20] en 1999 qui revient sur l’historique de cet édifice et présente un échantillon des études qui lui ont été consacrées.
D’autres spécialistes tunisiens se sont intéressé à la mosquée de Mohamed bey dans des études moins précises que celles qui viennent d’être citées. Ils évoquent des descriptions sommaires et des détails historiques tout en insistant sur l’aspect original de l’édifice. Parmi eux on peut signaler : Slimane Mustapha Zbiss [21], Jallel Abdelkafi [22], Jamila Binous [23], à côté de certaines autres études collectives donnant des descriptions très brèves de plusieurs mosquées de la Tunisie. Ces études ne donnent pas de précisions sur les conceptions architecturale et décorative de la mosquée.
Un dernier ensemble documentaire devrait être mentionné à part dans lequel ont été conservés des documents d’ordre général concernant la mosquée de Mohamed bey, il s’agit des archives nationales de Tunis [24].
A part quelques-unes qu’on examinera cas par cas, aucune de ces sources ou études n’a mentionné le nom de l’architecte de la mosquée de Mohamed bey. Et c’est suite à une trouvaille fortuite de documents importants dans la Bibliothèque Nationale de France (département des cartes et estampes [25]) qu’on a décidé de revenir sur ce problème et d’exposer un point de vue personnel sur la question.

On a longtemps d’abord pensé que cette mosquée avait été construite sur les plans de l’architecte français D’Aviler. C’est Henri Saladin [26] qui le mentionne en se fondant sur un ouvrage de Pierre-Jean Mariette datant de 1760 [27] qui, dans un passage consacré à la biographie de l’architecte Augustin-Charles D’Aviler, indiquait que cet architecte devait embarquer à Marseille vers la fin de l’année 1674, et que des corsaires algériens attaquèrent son navire et le firent esclave. Parmi les personnes qui étaient avec lui se trouvait Antoine Desgodetz, connu pour son exactitude à mesurer les édifices antiques de Rome, ainsi que le célèbre antiquaire Jean-Foy Vaillant. Le destin de ces trois hommes fut différent puisque le premier, pour des raisons que nous ignorons, finit par être prisonnier à Tunis alors que les deux autres restent à Alger.
Mariette écrivait : « … On conçoit combien il était dangereux pour D’Aviler de se produire pour architecte devant des maîtres, qui, réfléchissant sur l’utilité qu’ils pouvaient retirer de leur esclave, en seraient devenus plus difficile à le relâcher ; mais l’amour de son art ne lui permit pas de dissimuler, il ne put demeurer longtemps oisif, il chercha de l’occupation, et il y a lieu de croire qu’on lui en donna. J’ai entre les mains un dessein original de lui qui représente le plan et l’élévation d’une mosquée qui a dû avoir été construite [28] à Tunis sur son dessein, dans la grande rue qui conduit au fauxbourg de Babaluch. L’architecture en est de fort bon goût… » [29]. Le rapt de D’Aviler à Tunis dura seize mois ; après quoi un échange contre des turcs qui avaient été pris par des Français lui rendit la liberté le 22 Février 1676, c’est-à-dire une quinzaine d’années avant la construction de la mosquée de Mohamed bey, durant les premières années du règne du bey [30].

Bon nombre d’historiens ont voulu croire que cette mosquée est une réalisation de D’Aviler, alors que d’autres pensent qu’il n’a aucun rapport avec cette construction. En effet, Georges Marçais [31] répliquait pour sa part que le nom de D’Aviler ne peut être associé à la construction de la mosquée de Mohamed bey, que l’intervention d’un européen lui paraissait assez douteuse et que « ce vaste sanctuaire, le plus monumental de Tunis, ne rappelle guère l’architecture occidentale du XVIIème siècle ». Paul Sebag [32] signale de son côté que l’architecte qui a donné les plans de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi est le français F. Amelot, mais il ne cite aucune source pour appuyer cette affirmation.

Souhaitant percer le mystère de l’éventuelle participation de l’architecte D’Aviler, on a cherché des documents en France et en Tunisie. Dans les deux cas on n’a trouvé que des informations fragmentaires mais utiles ; cependant des pistes ont pu être ouvertes pour la formulation de nouvelles hypothèses. Nous commencerons par retracer l’itinéraire de la vie de Charles-Augustin D’Aviler l’architecte d’après les quelques indices disponibles.
« Il est surtout connu en tant qu’auteur d’un cours d’architecture considéré, dès sa première parution en 1691, comme un outil de travail indispensable à toute personne s’intéressant à l’architecture. C’est par conséquent davantage autour de cet ouvrage et de sa remarquable destinée que se situent les premières indications le concernant. La principale autre source pour la connaissance de D’Aviler est sans conteste « La vie de D’Aviler » publié par Pierre-Jean Mariette [33] en préface de la réédition du Cours d’architecture de 1760. Mariette fait certainement partie des personnes les plus proches de D’Aviler en raison d’un lien de parenté » [34].
Charles-Augustin D’Aviler est né en 1653 à Paris, où sa famille, originaire de Nancy, était établie depuis longtemps. Il connaît une enfance relativement aisée et montre dès sa plus tendre jeunesse un goût affirmé pour l’architecture qu’il décide d’étudier [35]. Il fut l’élève de François Blondel [36] qui apprécie son application et son assiduité et le juge capable d’entreprendre le grand voyage transalpin pour se perfectionner à l’Ecole française de Rome [37].
D’Aviler quitte Paris à l’âge de 20 ans, avec son condisciple Desgodetz. Après sa capture et puis sa libération par les corsaires, D’Aviler ne tarde pas à se rendre à Rome qui était le but initial de son voyage. Pendant un séjour de plusieurs années, il étudie avec une grande ardeur et relève les plans des plus célèbres palais et églises. Lorsqu’il retourne à Paris en 1679, il continue encore pendant quelque temps ses études avant de commencer sa vie professionnelle dans un atelier parisien. Il s’installe ensuite à Montpellier, où il meurt à l’âge de 47 ans en 1700 [38].

Toutefois, s’il nous est impossible de donner une clé formelle au témoignage de Jean Mariette pour préciser la place de D’Aviler dans la construction de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi au faubourg de bâb Souïka, il nous est possible de présenter, dans ce qui suit, quelques suppositions personnelles.

Les seuls documents pouvant attester de la participation de l’architecte à cette construction sont d’une part un plan (de D’Aviler ?), ayant appartenu au fonds Mariette, et d’autre part la remarque du même auteur dans la biographie qu’il a consacrée à l’architecte [39]. Selon les minces indices fournit par Jean Mariette, en captivité à Tunis D’Aviler semblerait avoir été pressenti par les gens du pouvoir local de l’époque pour participer à la construction d’une mosquée ottomane. Achevé après la libération de l’architecte, ce monument a, semble-t-il, été projeté par D’Aviler qui n’en a jamais suivi la réalisation. Cependant, bon nombre de faits laissent planer un doute sur une hypothétique participation de D’Aviler à cette construction.
Le dessin de cette mosquée, conservé à la Bibliothèque Nationale de France, appelle un certain nombre de remarques. La logique voudrait qu’il soit le même dont parla le biographe en 1760 même s’il n’est pas signé D’Aviler. La mention en haut de page de ce document précise clairement : « Plan et élévation d’une mosquée qui se construit à Tunis » et représente une mosquée évoquant celle de Mohamed bey (voir Planche 1).
Excepté le parti général de la mosquée (les dômes couvrant la salle de prières), ce dessin présente plusieurs aberrations pour l’art ottoman (frontons triangulaires, corniches saillantes, balustres d’appui, etc.) et reflète bien une architecture d’inspiration européenne baroque offrant tant de différences avec celle des ottomans, ce qui rend possible l’association du nom de D’Aviler à cette œuvre.
La mosquée de Mohamed bey était-elle alors l’œuvre du seul architecte D’Aviler ou issue d’un compromis ? Ce sont deux hypothèses acceptables.

Thierry Verdier signale dans sa thèse [40] que la participation de D’Aviler à la construction de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi paraît impossible et privilégie donc l’hypothèse d’un compromis puisque, selon lui, ce jeune étudiant parisien n’était pas capable d’élaborer le plan d’un aussi important complexe religieux et d’introduire à Tunis une pareille architecture ottomane. D’Aviler ne put être sollicité, selon lui, que pour des effets décoratifs ne touchant en rien au parti constructif et ne fut qu’un simple consultant dont on utilisa les services uniquement en raison de sa présence à Tunis [41]. Il se base pour la fondation de cette hypothèse sur un plan du fond des Cartes et Estampes de la Bibliothèque Nationale alors qu’il n’est pas identique à celui que nous avons consulté nous-mêmes (voir Planche 2).
La légende du document précisant qu’il s’agit du plan et de l’élévation d’une mosquée qui se construit à Tunis prouve, selon Verdier, que D’Aviler ne fit qu’un simple relevé ce qui est impossible puisqu’à l’époque de la détention de D’Aviler la construction de la mosquée n’avait même pas commencé [42]. Une fois libéré et rentré sur Paris, il put facilement être considéré (par Mariette) comme le maître d’œuvre de cet édifice religieux, car personne n’aurait sans doute songé à aller vérifier en pays barbaresque la véracité d’une telle attribution [43].

L’architecte Augustin-Charles D’Aviler, n’ayant jamais visité la Turquie, a certainement connu l’art ottoman à travers les cours de son professeur François Blondel et les plans qu’il a rapporté de son voyage diplomatique en 1659 à Edirné (Andrinople), même si rien ne prouve que D’Aviler ait eu connaissance des dessins que le grand architecte français présenta à l’Académie à son retour de voyage [44]. Par conséquent, les données de l’architecture ottomane n’échappent pas totalement au jeune architecte, même si ces modestes connaissances ne font pas une architecture à part entière. Ceci expliquerait le fait que le dessin de la mosquée soit d’inspiration européenne beaucoup plus que ottomane. Ce qui laisse également supposer que D’Aviler, se trouvant peut-être incapable d’élaborer à lui seul le plan d’un complexe religieux ottoman, se laisse aider par un architecte turc qui suivra les travaux de construction.

On trouve aussi dans ce même dossier de la Bibliothèque Nationale un second dessin qui semble présenter une rectification légère du premier sur quelques éléments de l’élévation (faite par D’Aviler ?) mais qui garde toujours son allure européenne (voir Planche 3). Un croquis à main levée de l’intérieur de la mosquée sur le recto de ce second dessin se rapproche beaucoup de la conception architecturale et décorative actuelle de la mosquée, ce qui tend à prouver que le dessin (de D’Aviler ?) a probablement était « corrigé » par une autre personne avant le début de la construction proprement dite (voir Planche 4). La légende de ce dessin, ainsi que celle au verso du premier (voir Planche 5), mentionnent le nom d’Amelot, ingénieur français [45].
Serait-t-il la personne ayant tracé le dessin final de la mosquée de Mohamed bey en rectifiant une première esquisse de D’Aviler ? Serait-t-il la personne ayant suivi le chantier et les travaux de construction de cette mosquée ?
Malheureusement nous n’avons aucune réponse définitive à ces questions, les recherches menées aux archives nationales de France et à la Bibliothèque Nationale ne nous ont rien révélé de décisif. Nous n’avons également pas pu retracer l’itinéraire du dit Amelot pour savoir s’il a effectué ou pas des séjours en Tunisie [46].
D’autres légendes, rajoutées tardivement par les bibliothécaires après l’acquisition de ces deux dessins, mentionnent aussi le nom d’Amelot en se rapportant tout simplement aux légendes des deux dessins initiaux et ne citent en aucune manière celui de D’Aviler.


Conclusion :

Pour conclure et résumer les deux hypothèses présentées pour la résolution du mystère qui a tant accompagné l’identité de la personne ayant tracé les plans de la mosquée de Mohamed bey, on dira qu’il est fort probable qu’ils ont été commandés à D’Aviler au moment de sa détention à Tunis. Ce dernier a bien pu travailler seul -en se basant sur ses faibles connaissances de l’art ottoman-, ou en faisant appel à l’aide d’un vrai spécialiste de l’architecture turque. Dans les deux cas, les plans tracés ont probablement été corrigés, quelques années plus tard, par Amelot au moment de la construction.
Pour ce qui est de notre avis personnel, basé sur notre analyse des dessins de la Bibliothèque Nationale de France, nous privilégierons la première hypothèse puisque ce monument religieux nous paraît être l’œuvre du seul architecte français D’Aviler maîtrisant sommairement les concepts de l’architecture ottomane. Au moment de son édification, les plans de cette mosquée ont été révisés par l’ingénieur français Amelot qui était probablement de passage à cette époque à Tunis et qui peut-être était un vrai connaisseur de l’art turco-ottoman.



[1] Effectué pour l’obtention d’un DEA en Patrimoine et Archéologie, sous la direction de Monsieur Faouzi Mahfoud (à l’Université des Sciences Humaines et Sociales de Tunis), et soutenu en Novembre 1999. Le mémoire de DEA est intitulé : « Etude architecturale et décorative de la mosquée tunisienne à l’époque turque : Exemple de la mosquée de Mohamed bey el-Mouradi ».
[2] Il s’agit pour l’essentiel d’une salle carré enveloppée de cours sur les trois côtés nord, est et ouest. Cette salle est couverte par une grande coupole marquant le centre, des demi-coupoles se greffent sur elle et la contrebutent, des coupolettes s’insèrent dans les angles de la salle. L’ensemble est soutenue à l’intérieur par quatre larges piliers.
[3] Des cours entourant des salles de prières hypostyles à nombreuses nefs longitudinales recoupées par des nefs transversales.
[4] Citons parmi eux : Louis PIESSE (PIESSE, Louis. Tunisie et Algérie, Paris, 1889, p. 385) et E. PELLISSIER (PELLISSIER, E. Description de la Régence de Tunis, Paris, 1853, p. 50 et 51).
[5] KHODJA, Houssine. Adheïlou li kitebi bachairi ahl el imen fi foutouhati A`l Othman, Tunis, 1975, p. 11.
[6] IBN ABI DHIAF, Ahmed. Ithaf ahl ezzaman bi akhbari moulouki tounis wa ahdil amen (Tome II), Tunis, 1989, p. 77.
[7] AL ANDALOUSI, Mohamed ben Mohamed (el-Ouazir Assaraj). Al-houlal assondoussiya fil akhbar attounoussiya (Tome II), Beyrouth, 1984, p. 562-565, 588-590 et 597.
[8] IBN EL-KHODJA, Mohamed. Tarikh maâlim ettawhid fil kadim wal jadid, Tunis, 1939, p. 90 et 110-119.
[9] La mosquée de Mohamed bey semble être dépourvue d’annexes puisqu’elle n’était pas construite selon le principe d’un complexe architectural à la manière des autres mosquées turques édifiées en Tunisie moderne. Une seule étude mentionne le projet non achevé de l’édification de deux tourbas. Il s’agit de Mohamed ibn el-Khodja qui écrit : « (…) Faisant des recherches sur les mosquées hanéfites de la dynastie mouradite, j’ai découvert aux Archives un registre ancien comportant un acte de constitution de habous de 38 biens immobiliers, maisons, boutiques, magasins, hammams, fours, moulins, consacrés par le fondateur à sa mosquée, ainsi qu’aux deux tourba-s qu’il comptait y construire, dans les deux cours est et ouest, la première pour y être enterré lui-même ainsi que sa descendance mâle, l’autre pour l’enterrement de sa descendance féminine et des mâles non parvenus à l’âge de la puberté, mais le fondateur est mort avant la construction de ces deux tourbas, (…) ; son frère et successeur Romdhan ne put non plus exécuter le projet de son frère défunt puisque son règne fut court et fort troublé (…) ». IBN EL-KHODJA, Mohamed. op. cit., p. 110.
[10] GOLVIN, Lucien. « Le legs des Ottomans dans le monde artistique en Afrique du Nord », Revue de l’Occident Musulman et de Méditerranée, n°39, 1985, p. 207.
[11] MARCAIS, Georges. Manuel d’art musulman, Tome II, Paris, 1926, p. 853 et 855 ; MARCAIS, Georges. Tunis et Kairouan, les villes d’art célèbres, Paris, 1937, p. 113, 114 et 115 ; MARCAIS, Georges. « L’art musulman de Tunisie », in Initiation à la Tunisie, p. 129 ; MARCAIS, Georges. L’art de l’Islam, Paris, 1946, p. 173.
[12] PELLEGRIN, Arthur. « Mosquées et zaouïas de Tunis », Cahiers Charles De Foucauld, 2ème trimestre, 1950, p. 225 ; PELLEGRIN, Arthur. « Tunis sous la domination turque », Bulletin Economique et Social de la Tunisie, n°48, 1951, p. 71 ; PELLEGRIN, Arthur. Histoire illustrée de Tunis et de sa banlieue, Tunis, 1955, p. 85.
[13] SEBAG, Paul. Tunis au XVIIème siècle, une cité barbaresque au temps de la course, Paris, 1989, p. 28 et 29.
[14] SALADIN, Henri. Les villes célèbres, Tunis et Kairouan, Paris, 1908, p. 60 ; SALADIN, Henri. Manuel d’art musulman, l’architecture, Paris, 1907, p. 280 et 281.
[15] SANTELLI, Serge. Tunis, la creuset méditerranéen, Paris, 1995, p. 31.
[16] MANTRAN, Robert. Histoire de l’empire ottoman, Paris, 1989, p. 686.
[17] REVAULT, Jacques. Palais, demeures et maisons de plaisance à Tunis et ses environs du XVIème au XIXème siècle, Paris, 1984, p. 20.
[18] DAOULETLI, Abdelaziz et BEN MAMI, Béji. Jamâa wa zaouiet Sidi Mehrez, Tunis, 1982, pp 24-37.
[19] SAADAOUI, Ahmed. « La mosquée tunisienne à l’époque ottomane », Corpus d’Archéologie Ottomane, 1998, pp 107-145 ; SAADAOUI, Ahmed. « Une architecture turque en Tunisie : La mosquée de Mohamed bey (1675-1696) », Institut des Belles Lettres Arabes, Tome 63, n°185, 2000, pp 3-33.
[20] BEN MAMI, Béji. « La mosquée M’hamed bey, un exemple de la présence architecturale et artistique ottomane dans la médina de Tunis », Cahiers des Arts et des Traditions Populaires, n°12, 1999, pp 1-22.
[21] ZBISS, Slimane Mustapha. La médina de Tunis, Tunis, 1981, p. 20 ; ZBISS, Slimane Mustapha. A travers les monuments musulmans de Tunisie, Tunis, 1963, p. 40.
[22] ABDELKAFI, Jallel. La Médina de Tunis, Paris, 1989, pp 203-212.
[23] BINOUS, Jamila. Tunis, Tunis, 1985, p. 46.
[24] Une consultation des dossiers qui y sont conservés concernant la mosquée de Mohamed bey, montre que ceux-ci comportent essentiellement, outre des ordres de désignation des imam-s et des khoudja-s, diverses réclamations de fidèles qui suggèrent surtout des interventions de la part des responsables des pouvoirs publics pour l’exécution des travaux de restauration et d’embellissement nécessaires à l’intérieur et à l’extérieur de l’édifice : réfection de la peinture des murs et coupoles, remise en état des tuiles, badigeonnage des terrasses, achèvement des travaux de pavement, réparation de la dalle des cours, consolidation du minaret, renforcement de l’équipement mobilier (nattes, lampadaires), etc.
[25] Vd1(11bis-16) - fol : Topographie de l’Afrique (Tunisie), boîte n° P178250 à P178917.
[26] SALADIN, Henri. Les villes célèbres, Tunis et Kairouan, p. 60.
[27] MARIETTE, Pierre-Jean. Cours d’architecture, p. XXXiX et Xl.
[28] Il nous semble que cet aspect hypothétique est dû au fait que Mariette n’était pas sûr que la mosquée fût réellement construite après la libération de D’Aviler.
[29] MARIETTE, Pierre-Jean. op. cit., p. Xl.
[30] On peut supposer que les seize mois de captivité laissent entendre que la présence de D’Aviler à Tunis était utile (pour une probable participation à la construction de la mosquée) puisque les ottomans avaient l’habitude de choisir parmi les esclaves chrétiens ceux qui travailleront pour la Régence.
[31] MARCAIS, Georges. Tunis et Kairouan, les villes d’art célèbres, p. 113 et 114.
[32] SEBAG, Paul. op. cit., p. 28.
[33] Les Mariette forment une dynastie de graveurs, éditeurs et marchands d’estampes français des XVIIème et XVIIIème siècles dont le membre le plus célèbre fut Pierre-Jean Mariette (1694-1774). Type parfait de l’amateur d’art et l’un des meilleurs connaisseurs de son temps, il commença de constituer sa propre collection alors qu’il était encore marchand. Celle-ci, qui se composait de 14000 dessins, de 15000 estampes et de sculptures, fut vendue en 1775 ; les quelques 1300 dessins qui furent alors acquis pour les collections royales font aujourd’hui partie du Cabinet des Dessins du Louvre. Dictionnaire universel de l’art et des artistes, Paris, 1967, p. 470.
[34] VERDIER, Thierry. Augustin Charles D’Aviler (1653-1701), architecte et théoricien, Tome I.
[35] MARIETTE, Pierre-Jean. op. cit., p. XXXiX.
[36] Professeur d’architecture et maître de mathématiques de Monseigneur Le Dauphin. Il s’est servi le premier de l’instrument de Nicomède (géomètre de l’antiquité, inventeur de la conchoïde) pour tracer la diminution des colonnes.
[37] VERDIER, Thierry. op. cit.
[38] MARIETTE, Pierre-Jean. op. cit., p. Xl, Xlj et Xlij.
[39] Gil R-Smith disait dans son ouvrage « Architectural Diplomacy : Rome and Paris in the late baroque » concernant les indices fournis par Mariette : « … This is not apocryphal ; Mariette got his information from Daviler’s brother, and the reference is too specific to be serious… ». Gil R-Smith. Architectural Diplomacy, Rome and Paris in the late baroque, p. 39.
[40] VERDIER, Thierry. op. cit.
[41] Verdier signale que ce plan est signé D’Aviler mais il ne s’agit pas de la signature habituelle de cet architecte (voir Planche 2).
[42] Un complément a été apporté à cette légende sur le plan que Thierry Verdier présente dans sa thèse dont le texte est le suivant : « J’ai acheté cette pièce à la vente après le décès de son Excellence le Comte de Tessin, qui l’avait obtenue du Sr Mariette, en troquant contre un exemplaire de la Tasse d’Annibal Carrache, dont le Comte s’était procuré deux épreuves (voyez sa propre annot.) O. S. Tempelman ».
[43] Idem.
[44] Idem.
[45] Signalons que les légendes des 5 planches que nous présentons dans cet article ne sont pas écrites avec un même caractère ce qui prouve qu’elles ont été rajoutées à une date ultérieure à celle de l’exécution des dessins par l’architecte.
[46] Thierry Verdier ne mentionne pas le nom d’Amelot dans sa thèse.





Bibliographie :

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AL ANDALOUSI, Mohamed ben Mohamed (el-Ouazir Assaraj). Al-houlal assondoussiya fil akhbar attounoussiya, Tome II, Beyrouth, 1984, 723p.
BEN MAMI, Béji. « La mosquée M’hamed bey, un exemple de la présence architecturale et artistique ottomane dans la médina de Tunis », Cahiers des Arts et des Traditions Populaires, n°12, 1999, pp 1-22.
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REVAULT, Jacques. Palais, demeures et maisons de plaisance à Tunis et ses environs du XVIème au XIXème siècle, Paris, 1984, 174p.
SAADAOUI, Ahmed. « La mosquée tunisienne à l’époque ottomane », Corpus d’Archéologie Ottomane - FTERSI et INP, 1998, pp 107-130.
SAADAOUI, Ahmed. « Une architecture turque en Tunisie : La mosquée de Mohamed bey (1675-1696) », Institut des Belles Lettres Arabes, Tome 63, n°185, 2000, pp 3-33.
SALADIN, Henri. Les villes célèbres, Tunis et Kairouan, Paris, 1908, 143p.
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VERDIER, Thierry. Augustin Charles D’Aviler (1653-1701), architecte et théoricien, 4 Tomes, Thèse, Paris IV, 1996.
ZBISS, Slimane Mustapha. A travers les monuments musulmans de Tunisie, Tunis, 1963, 66p.
ZBISS, Slimane Mustapha. La Médina de Tunis, Tunis, 1981, 54p.


Sources iconographiques : Deux plans conservés à la Bibliothèque Nationale de France (Paris), Département des Cartes et Estampes, en format A3 et en couleur [Vd1(11bis-16) - fol : Topographie de l’Afrique (Tunisie), boîte n° P178250 à P178917].

21 commentaires:

Tarek Kahlaoui a dit…

وين تنشر المقال شيراز... مقال ممتاز

Chiraz a dit…

Merci Tarek,
Cet article a été publié dans la revue Arab Historical Review for Ottoman Studies (Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l’Information), n°32, 2005

Maribel a dit…

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